Je l’ai testé. Pas juste un peu. J’ai passé trois semaines à glisser des messages, à swiper comme un dingue, à échanger des photos, à payer des acomptes, à me faire flouer une fois, et à finir par coucher avec une femme qui m’a fait oublier le nom de ma femme. Oui, Sexadultere est réel. Et non, ce n’est pas un piège à cons. C’est bien pire. Et mieux.
Qu’est-ce que Sexadultere, concrètement ?
C’est un site de rencontres pour hommes qui veulent coucher avec d’autres femmes - sans que leur femme le sache. Pas de balises, pas de « je suis en recherche d’une relation sérieuse ». Ici, tout est clair : tu veux du sexe, tu paies, tu disparaîtras. Pas de drama. Pas de « on se voit pour un café » qui dure trois semaines. Tu choisis une femme, tu lui dis ce que tu veux, elle te dit si c’est possible, et si oui, tu payes un acompte. Le reste, c’est sur place.
Le site ne prétend pas être une agence d’escort. Il se présente comme un « réseau de confiance entre adultes ». En vrai, c’est un marché noir de l’infidélité. Les femmes sont majoritairement des mères de famille, des employées de bureau, des profs, des infirmières. Elles ont des vies normales. Des maris. Des enfants. Et elles veulent du sexe avec des inconnus. Pas pour l’amour. Pour le frisson. Pour l’argent. Pour se sentir vivantes.
Comment on s’y prend ? Pas de blabla, juste les étapes.
1. Tu t’inscris. Gratuit. Tu mets ton âge, ta ville, ton type de sexe recherché. Pas besoin de photo de face. Tu peux mettre un selfie flouté ou un truc de dos. Les femmes, elles, mettent des photos de qualité. Elles savent que leur visage est leur monnaie.
2. Tu cherches. Tu filtres par ville, par âge, par type de service. « Fellation », « Pénétration », « Roleplay », « Coucher avec elle chez elle » - tout est là. Tu vois les prix. En moyenne, une séance avec une femme en province coûte entre 150 et 250 €. À Lyon, Paris, Marseille, ça monte à 300-400 €. Et oui, c’est plus cher que les escorts classiques. Mais tu n’as pas de « contrat ». Pas de rendez-vous fixe. Pas de répétition. C’est un coup, un seul, et tu repars.
3. Tu contactes. Tu envoies un message court. Pas de « bonjour, je suis un mec sympa ». Tu dis : « Je veux une fellation chez toi, 30 min, 200 €. Dispo ce soir ? » Et tu attends. La plupart répondent en moins de 20 minutes. Elles sont accrochées à leur téléphone. Elles veulent du fric, pas de l’attention.
4. Tu paies. 30 % d’acompte via PayPal ou carte. Le reste, cash sur place. Si elle te demande plus, tu pars. Si elle te demande de lui envoyer 500 € avant de te voir, tu fermes l’onglet. C’est un piège. Les vraies ne font pas ça.
5. Tu vas. Tu arrives à l’heure. Tu ne bois pas. Tu ne parles pas trop. Tu fais ce que tu as dit. Tu pars. Tu ne la recontactes pas. Tu effaces les messages. Tu changes ton numéro si tu veux être sûr. Et tu oublies.
Pourquoi c’est plus populaire que les autres sites ?
Parce que les autres sites, c’est du porno avec des prétentions. Tinder ? Tu passes ton temps à discuter avec des meufs qui veulent juste du pote. Badoo ? Des bots. Les sites d’escort classiques ? Des prix exorbitants, des filles qui te demandent des photos de ta bite, des rendez-vous à l’hôtel qui coûtent 200 € de plus. Sexadultere, lui, c’est le dark web de l’infidélité. Pas de gourous. Pas de coaching. Pas de « comment retrouver la passion dans votre couple ».
Les femmes qui sont là ne sont pas des professionnelles. Elles ne vivent pas de ça. Elles le font une fois par mois. Parfois deux. Pour payer les impôts. Pour acheter des chaussures. Pour se payer un week-end sans lui. Elles ne te mentent pas. Elles te disent : « Je suis mariée, j’ai deux enfants, je veux du sexe sans histoire. Si tu veux, on se voit. »
Et c’est ça qui fait la différence. La sincérité. Le manque de filtre. Le fait que tu sais exactement ce que tu achètes. Pas un rêve. Pas une illusion. Un corps. Une bouche. Un moment. Et tu paies pour ça. Pas pour un sourire. Pas pour un « je t’aime ». Pour du sexe. Point.
Pourquoi c’est mieux que les escort classiques ?
Comparons.
| Aspect | Sexadultere | Escort classique |
|---|---|---|
| Prix moyen | 150-400 € | 300-800 € |
| Temps de prise de rendez-vous | Moins de 2 heures | 24 à 72 heures |
| Lieu | Chez elle (souvent) ou lieu neutre | Hôtel ou appartement loué |
| Disponibilité | 7j/7, même le dimanche | Plage horaire limitée |
| Risque de se faire flouer | Bas (vérification par avis) | Élevé (fausses profils) |
| Discrétion | Maximale (pas de trace sur ton compte bancaire) | Trace visible (nom d’agence, nom de la fille) |
Sur Sexadultere, tu n’as pas de nom d’agence sur ta carte. Tu n’as pas de facture. Tu paies en cash. Tu ne laisses rien. Tu n’as pas besoin de te présenter comme un « client ». Tu es juste un mec qui veut coucher avec une femme. Et elle, elle est juste une femme qui veut coucher avec un mec. Point.
Quelle émotion tu ressens ?
La première fois, c’est un mélange de peur et de jouissance. Tu as l’impression d’être un criminel. Et c’est ça qui te fait bander. Pas la fille. Pas le sexe. C’est le fait que tu es en train de briser une règle. Tu sais que si elle te dénonce, tu perds ta femme, ton travail, ta vie. Et pourtant, tu continues.
La deuxième fois, c’est moins fort. La troisième, tu commences à voir les femmes comme des objets. C’est là que tu dois faire attention. Parce que le vrai danger, ce n’est pas d’être pris. C’est de devenir un mec qui ne ressent plus rien. Qui ne veut plus que du sexe. Qui oublie que derrière chaque profil, il y a une femme qui a peur, qui a honte, qui se demande si elle fait le bon choix.
Moins d’un mois après mon premier rendez-vous avec une prof de maths de 38 ans à Grenoble (oui, elle portait un cardigan et des lunettes), j’ai eu une crise. J’ai pleuré dans la voiture. Pas parce que j’étais triste. Parce que j’ai compris que je n’étais plus le même. J’avais transformé l’infidélité en routine. Et ça, c’est plus grave que d’être pris.
Le sexe sur Sexadultere ne te rend pas plus viril. Il ne te rend pas plus libre. Il te rend plus seul. Mais pendant 20 minutes, tu oublies tout. Tu sens la chaleur d’une femme qui n’a pas peur de te dire ce qu’elle veut. Tu entends un soupir qui n’est pas un « tu me fais mal ». Tu vois un regard qui ne te juge pas. Et pour une fois, tu n’es pas un mari. Tu n’es pas un père. Tu n’es pas un collègue. Tu es juste un homme. Et elle, elle est juste une femme. Et vous, vous êtes deux êtres qui se touchent, sans histoire, sans futur.
Ça vaut le coup ?
Si tu veux du sexe sans prise de tête, oui. Si tu veux une aventure, non. Si tu veux oublier ta vie, oui. Si tu veux te retrouver, non. Si tu veux juste baiser, et que tu es prêt à payer pour ça, alors ce site est fait pour toi.
Mais attention : le vrai danger, ce n’est pas la police. Ce n’est pas ta femme. C’est toi. Quand tu commences à croire que ce que tu fais est normal. Que tu mérites ça. Que tu es un homme puissant parce que tu peux coucher avec n’importe qui. Tu n’es pas un homme puissant. Tu es un homme qui a peur. Et tu cherches du sexe pour te prouver que tu existes encore.
Comment éviter les pièges ?
- Ne paie jamais plus de 30 % d’acompte.
- Ne va jamais chez une femme qui refuse de te montrer son visage sur vidéo avant.
- Ne te laisse pas embobiner par des « services spéciaux » à 500 €. C’est une arnaque.
- Ne recontacte jamais. Même si elle t’écrit « j’ai aimé ». Tu ne la revois pas. C’est la règle numéro un.
- Utilise un VPN. Pas pour être anonyme. Pour ne pas laisser de trace sur ton téléphone.
Et après ?
Je n’y vais plus. Pas parce que j’ai eu peur. Mais parce que j’ai compris que je ne voulais plus être ce mec. Celui qui achète du sexe pour ne pas affronter sa vie. Celui qui pense que l’infidélité est une solution. Ce n’est pas une solution. C’est une fuite. Et les fuites, elles finissent toujours par te rattraper.
Je ne te dis pas d’arrêter. Je te dis de savoir ce que tu fais. Ce que tu paies. Ce que tu risques. Et ce que tu perds en chemin.
Sexadultere n’est pas un site pour les lâches. Il est pour les hommes qui savent ce qu’ils veulent. Et qui sont prêts à payer le prix.
Alors… tu vas y aller ?